Test barre de son Dali Katch One

Test barre de son Dali Katch One

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Suite à mon test des très plaisantes enceintes actives Dali Oberon 7C, j'ai voulu entendre ce que le constructeur danois pouvais proposer en enceinte autonome. Mon choix, s'est logiquement porté vers la Katch One. Cette enceinte est particulière et atypique sur le marché audio vidéo. En effet, elle reprend un design qui se situe à mi-chemin entre la barre de son et l'enceinte connectée. De même elle offre tout à la fois la connectique d'une barre de son TV traditionnelle et la possibilité de streamer sa musique comme une enceinte connectée indépendante.

Test barre de son Dali Katch One

Techniquement, la Dali Katch One embarque dix haut-parleurs alimentés par 4 amplificateurs numériques de cinquante watts. Plus précisément, on retrouve deux tweeters à dôme textile de 21 mm de diamètre, alimentés par deux amplificateurs de cinquante watts chacun, et quatre haut-parleurs médium/grave de 8,89 cm à membrane textile et cône aluminium, également alimenté par deux amplificateurs de cinquante watts. Deux de ces haut-parleurs sont placés en face avant et deux autres en face arrière. Ils sont montés dans des coffrets clos. Quatre radiateurs passifs de 11,4 cm de diamètre viennent en soutient afin d'offrir une réponse plus importante dans le grave.

Suite à des recherches sur le coffret et afin de le rendre le plus mince possible, les ingénieurs de la marque ont développé une grille frontale à structure en nid d’abeilles, qu'ils ont couplée à un coffret en ABS renforcé en fibre de verre. Ceci a permis d'offrir un coffret tout à la fois peu profond et très rigide afin de lutter contre les vibrations parasites et les résonances internes.

Côté gestion, on retrouve sur le dessus de la barre de son l'intégralité des commandes disponibles : choix de la source, mode DSP, bouton marche entouré de LED indiquant le niveau de volume sonore. Une télécommande est incluse et permet aussi de piloter la barre de son. La connectique placée à l'arrière se compose deux entrées numériques optiques, une entrée analogique mini-jack et une entrée HDMI (v 1.4) compatible ARC/ CEC afin de contrôler la Katch One avec la télécommande de votre téléviseur. Une sortie subwoofer est également présente. Enfin, la Katch One est compatible avec le protocole Bluetooth APT‑X.

Test enceinte Dali Katch One

La Katch One peut être positionnée de deux façon différentes. Soit, sur le mur via un ingénieux support mural constitué de deux lanières en cuir, soit sur un meuble grâce à deux pieds en bois.

Test Dali Katch One

J'avoue que pour mon test j'ai passé plus de temps à écouter la Dali Katch One en stéréo pour de l'écoute musicale, que comme complément au téléviseur. Deux modes peuvent être enclanchés. Le mode Wide assure une spatialisation plus importante, qui s'entend immédiatement. Quant au mode Focus, s'il ressert la scène sonore, il permet aussi une mise en avant des voix. C'est, sans doute, ce mode qui est à privilégier lors de l'écoute cinéma.

Les écoutes :

Je vais toutefois commencer par donner mon ressenti sur la partie barre de son cinéma. Bien sûr ici pas d'effet pseudo-acoustique, mais uniquement de la stéréo. Le premier ressenti est très positif. La scène de concert du film "Star is born" ou Lady Gaga se fait quelque peu prier pour venir sur scène fait ressortir tous les détails. Lorsque Bradley Cooper vient chercher la chanteuse en coulisse, toutes les voix, murmures et encouragements sont bien répartis dans l'espace. Chaque mot est parfaitement audible malgré le brouhaha ambiant. Puis vient le duo et la montée d'adrénaline qu'il produit. La dynamique est parfaitement restituée, de même que le timbre des voix. Les voix ont du corps et les basses, au regard de la finesse de la Katch One offrent un excellent niveau. Mais c'est avant tout la cohérence, l'équilibre entre les registres qui m'ont convaincu. 

Vient ensuite un passage un peu plus voilant tiré du film "Deadpool". Lorsque le Hero saute du pont pour intercepter les véhicules, la scène regorge d'informations, pas facile à reproduire sans devenir agressif dans les aigus, et talonner sur les fréquences audio les plus basses. Sans caisson de basses, je suis resté admiratif du travail réalisé par la Katch One. Si elle ne remplacera jamais un système plus volumineux accompagné d'un subwoofer, telle quelle, elle assure une qualité de restitution que je n'attendais pas. Le principale étant que l'on vit cette scène dans toute sa violence. Mais ici encore c'est surtout le calme que la barre de son sait conserver qui m'a épaté.

                         

J'ai retrouvé à chaque extrait visualisé, le même plaisir pour les mêmes raisons. La Katch One offre une restitution, très très propre sur toutes les plages de fréquence qu'elle couvre. Le constructeur à privilégié une douceur dans les aigus, afin d'offrir une sérénité agréable.

Afin de compléter la barre de son, et la pousser dans ses retranchements, je l'ai couplé au subwoofer SVS 3000 Micro. Autant le dire, on passe dans un tout autre univers. Certes, on reste en stéréo pure, mais quel claque !!! Tout ce que j'avais relevé au départ (cohérence, équilibre...) est encore amplifié du fait que la Katch One n'est plus obligée de gérer les basses fréquences, se concentrant uniquement sur les fréquences médium/aigu. De ce fait, l'enceinte magnifie sa reproduction sur ces fréquences. C'est encore plus lisible, plus propre, plus net, on monte vraiment d'un bon cran. Pour avoir comparé avec la Sonos ARC + SUB, la lisibilité et la netteté de la Dali l'emporte clairement. La Sonos présentant un son plus touffu et plus brutal. Elle conserve par contre pour elle la possibilité de coupler des enceintes surround sans fil, renforçant ainsi l'immersion. Mais si vous recherchez une qualité plus audiophile, la Dali Katch One associé au SVS 3000 Micro sera sans doute le meilleur choix. De plus la note finale sera moins onéreuse !!!

Test barre de son Dali Katch One

Passons maintenant à l'écoute stéréo. En lançant le morceau "Struggle for pleasure" de Wim Mertens, j'ai été immédiatement surpris de la dynamique et du corps que proposait la Dali Katch One. Contrairement à l'écoute cinéma ou j'avais préféré le mode Focus, ici au contraire le mode Wide assure une spatialisation permettant à la scène sonore de s'affranchir des limites de la Katch One. Le thème joué au départ uniquement au piano, s'enrichit et prend de l'ampleur au fur et à mesure que d'autres instruments viennent s'associer. On se laisse emporter par ce tourbillon fort entrainant. L'enceinte Dali laisse passer toute la fougue et l'éloquence du morceau. Et si les notes montent haut dans les aigus, la Katch One parvient à les reproduire sans aucune dureté. C'est un excellent début.

Test enceinte Dali Katch One

Vient ensuite un morceau de blues, plus soul : Buddy Guy & Tracy Chapman avec la reprise de "Ain't No Sunshine". Je dois bien reconnaître que sur ce morceau également la Dali fait un sans-faute. Tant sur les percussions, dont les membranes résonnent parfaitement, que sur la guitare dont les notes se poursuivent correctement dans le temps. Surtout, les instruments, sont bien détachés les uns des autres offrant une écoute très agréable, sans dureté. Les voix sont bien posées et charnelles, profitant du travail réalisé par la marque pour offrir une excellente assise dans les basses.

Test Dali Katch One

Afin de pouvoir juger, notamment, de la profondeur de la scène sonore, j'aime beaucoup la chanson de Paul Simon Homeless. Le chanteur était accompagné par le coeur Ladysmith black Mambazo. Ici, les nombreuses voix participant au gospel zoulou, sont impeccablement placées et nous percevons bien les chanteurs placés en arrière plan. Ici encore chaque partition est facilement lisible. Si l'écoute est aussi plaisante, c'est dû à la cohérence et à l'équilibre entre les registres. Il ne manque vraiment pas grand chose pour être comparé à une paire d'enceintes traditionnelle. Sur le live au Troubadour de "Tanya Tucker", l'introduction indique immédiatement la petite taille de la salle. On ressent bien que les cris et encouragements de différents spectateurs, ne sont pas très loin de la chanteuse. La Dali Katch One sait restituer cette profondeur, et ceci participe au plaisir auditif à l'écoute de ce live. En fin de morceau, les applaudissements sont très réalistes.

Là aussi, j'ai repassé chaque morceau en associant la Katch One au caisson de basse SVS 3000 Micro. Et tout comme cela avait été le cas en home-cinéma, le caisson de basses a apporté une présence physique et une profondeur à l'écoute qui transfigure la restitution. Non seulement les timbres gagnent encore en naturel, mais la dynamique est aussi mieux gérée. D'autant plus que le raccord avec le caisson de basses est facile à trouver.

Sur un passage électro comme le morceau "Hotel del mar" (café coste version), la Katch One et le SVS 3000 Micro proposent une écoute jouissive. C'est énorme le son qu'est capable de dégager ce couple. Dans une pièce d'un joli volume (80 m2). J'ai monté le niveau assez fort, voir très fort. Je n'ai ressenti aucun affolement des membranes, ou de dérive sonore. Ça cognait fort, les aigus était précis et jamais agressif !!!

Conclusions :

Après ces nombreuses écoutes, je peux dire que j'ai beaucoup apprécié l'enceinte Katch One. Pour être tout à fait franc, je n'en attendais pas tant. Mon regret est, bien sûr, qu'aucun système de type Chromcast ou Airplay n'ai été prévu. D'autant plus que la qualité audio dont elle est capable aurais pu encore être amélioré par une diffusion Wifi.

Ses points forts sont la cohérence des registres, sa capacité dynamique et la propreté de sa restitution. Si elle ne peut reproduire les notes les plus basses, elle est déjà capable de beaucoup au regard de sa taille, et surtout ce qu'elle reproduit, elle le fait admirablement bien. La Dali Katch One offre une écoute dans la continuité de ce que peut offrir la marque avec ces produits traditionnels. Aucun compromis n'a été consenti.

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