De prime abord, lorsque l’on se retrouve face à l'Oberon 7 C, rien ne la distingue de la version passive Oberon 7. On retrouve un design épuré, assez classique, que vient relever un pied en aluminium. Les deux haut-parleurs en fibre de bois « Soft Magnetic Compound » de 18 centimètres et le tweeter à dôme souple de 29 mm sont donc identiques à la version passive.

C’est en se penchant à l’arrière de l’enceinte que l’on voit que le fabriquant a troqué le traditionnel bornier haut-parleur pour un panneau de commande et une prise pour un cordon d'alimentation. C’est au sein de ce panneau que prennent place les deux amplificateurs de 50 Watts en class D, les DSP et filtres.

Les enceintes communiquent entre elles via un Hub sans fil, qui prend la place d’un préamplificateur classique. C’est donc lui qui va gérer vos sources. Deux Sound Hub sont disponibles. Le Sound Hub Compact qui n’offre qu’une possibilité d’écoute en stéréo, et le Sound Hub permettant lui d’évoluer sur différentes cartes optionnelles, et donc sur le futur multicanal.
Du Hub, le signal numérique audio passe au processeur numérique de l'enceinte, qui applique tout d'abord une égalisation tonale adaptée au modèle que vous aurez choisi (Oberon, Rubicon, Callisto), puis une égalisation dynamique est réalisée et basée sur le contenu du programme musical écouté et le réglage du volume. Cela permet de maximiser le fonctionnement du haut-parleur médium/graves, de minimiser la distorsion et d’améliorer les basses fréquences.

Chaque Hub offrent des entrées analogiques et numériques. On retrouve donc deux entrées optiques, une entrée analogique sur RCA et une seconde sur mini jack 3.5mm, une Hdmi ARC, une sortie pour caisson de grave (avec un filtre passe-bas de 100 Hz), la compatibilité Bluetooth 5.0 AAC, aptX Low Latency et aptX HD, et Chromecast ready sur le Sound Hub Compact. On retrouve les mêmes connectiques sur le Sound Hub, mais celui-ci se démarque en offrant la possibilitée d’évoluer grâce à deux emplacements sur différentes cartes optionnelles, et donc sur le futur multicanal. Dans un premier temps vous pourrez donc choisir la carte BluOS NPM-1 BluOS. Ce dernier dispose aussi d’un écran en face avant pour connaitre l'entrée sélectionnée et le volume.
Le Sound Hub et le Sound Hub Compact communiquent avec les enceintes grâce à un protocole propriétaire 30 bits, envoyant un son 24/96 non compressé, ainsi que des données de contrôle pour la correction des erreurs, le réglage du volume et l'identification du haut-parleur. DALI affirme que la latence «est généralement inférieure à 15 ms» et que la synchronisation entre les canaux est précise et d’un peu plus de 10 microsecondes à un échantillonnage de 96 kHz. Les erreurs de latence et de synchronisation entre les canaux ne devraient donc pas poser de soucis. Pour ce test, j’ai utilisé le Sound Hub accompagné de la carte NPM-1 BluOS optionnelle. C’était en effet le moment opportun pour tester également la configuration avec l’application BluOS et en connaitre les avantages et inconvénients.
Le Sound Hub et la carte optionnelle NPM-1 BluOS
La carte NPM-1 BluOS une fois montée dans le Sound Hub.
La plus large gamme d’enceinte active sans fil du marché :
L’enceinte Oberon 7C vient donc compléter la très large gamme d’enceintes actives du constructeur Danois (Oberon, Rubicon, Callisto). En effet ce n’est pas moins de 3 gammes et 7 modèles qui sont présents. Tout en sachant que cela n’est qu’un début, puisque sous peu Dali commercialisera les compléments en multicanal !!! C’est aussi pour quoi, le panneau arrière permet de désigner l’emplacement de votre enceinte dans un système home cinéma.
La gamme d’enceinte Dali Oberon C
La mise en œuvre est on ne peut plus simple :
Il suffit de positionner les enceintes, les connecter à l’aide des câbles secteurs. Le Hub viendra sans doute se positionner proche de votre téléviseur afin de pouvoir raccorder ce dernier en HDMI, et ne pas avoir de câbles disgracieux au milieu de votre salon. C’est le gros avantage d’une enceinte sans fil fonctionnant avec un Hub, que de pouvoir centraliser les sources dans un endroit caché.
Ensuite en fonction du Hub que vous aurez choisi, il vous suffira de télécharger l’application gratuite BluOS dans le cas du Sound Hub et de coupler vos enceintes. Dans le cas du Sound Hub compact, il suffira simplement de passer par le Bluetooth.
Pour appairer les enceintes au Hub il est simplement nécessaire d’'appuyer sur le bouton «& Connect» à l'arrière du Sound Hub, puis de faire de même sur le bouton "Link" placé derrière chaque enceinte. Une fois l'enceinte connectée au hub, elle émet un bref tintement. Ensuite vous devez à nouveau appuyer sur le bouton Link pour sélectionner la position de l'enceinte dans votre système : gauche, droite, centre, surround… Un diagramme lumineux au dos de chaque enceinte permet de facilement se repérer. Une fois que vous aurez sélectionné la position adéquate de vos enceintes, vous pouvez à nouveau appuyer sur le bouton Hub pour verrouiller votre installation. Les deux enceintes émettront là aussi une petite sonnerie pour vous informer que votre système est opérationnel.
Sincèrement l’appairage est vraiment simple, de ce côté-ci, rien à redire, la procédure m’a pris moins de 5 minutes. Dali a, du reste, eu l’intelligence de ne pas vouloir se lancer dans la création d’une application propriétaire. Ce n’est pas leur métier et comme on peut le voir sur certaines marques, cela fonctionne rarement très bien. Avoir choisi pour le Sound Hub une technologie déjà existante et ayant fait ses preuves est là aussi un choix très judicieux. Non seulement les enceintes Dali pourront fonctionner avec des enceintes complémentaires BluOS disponibles dans d’autres zones, mais surtout cette application est largement reconnue pour être simple, pratique et stable. C’est elle qui va regrouper vos abonnements (deezer, spotify…) les radios internet, et la possibilité de lire la musique stockée sur un NAS, par exemple. Bravo pour le pragmatisme de ces choix.
L'application BluOS :
L'application gratuite BluOs est disponible pour les appareils Android et iOs. Cette dernière est très simple et conviviale, donnant accès aux services musicaux en ligne tel Spotify, Deezer, Amazon music... les radios internet et la musique stockée sur votre réseau. Par contre elle ne sait pas lire les contenus stockés dans votre smartphone.

Lorsque vous ajouterez un lecteur dans l'onglet pré-réglage, l'application appairera le Hub Dali et ce dernier s'affichera dans le menu. Il sera alors possible de sélectionner les entrées du Sound Hub (Bluetooth, RCA IN, Aux IN, Coaxial, Optical In 1, Optical In 2, BluOS), ainsi que le volume. La télécommande, ne sera donc pas vraiment nécessaire.

Manipuler l'application est facile, elle se révèle ergonomique, et est vraiment l'une des meilleures qui m'a été donné d'utiliser.
Le positionnement :
Un premier point intéressant sur le placement des enceintes Dali Oberon 7C. Dali, conscient que nous écouterons ces enceintes dans notre salon, et non pas dans un auditorium, a adapté celles-ci afin qu’elles soient positionnables facilement dans une pièce à vivre. Cela peut paraitre risible, mais un nombre considérable d’enceintes ont besoin d’un positionnement très précis pour bien fonctionner. Bien sûr ceci est difficilement conciliable avec un salon traditionnel. Donc même si l’évent bass-reflex débouche à l’arrière, le constructeur à fait en sorte que l’on puisse placer son enceinte entre 15 centimètres et 1 mètre du mur arrière. Et dans les faits il est vrai que l’Oberon 7C est simple à placer. Après différents essais, j’ai donc conservé pour ce test un placement plus esthétique que véritablement audiophile, sans ressentir de gêne.
De même grâce à une large dispersion, il n’est pas utile de pincer les enceintes vers la position d’écoute. Si vous le pouvez, respectez le placement dis en triangle équilatéral offrant toujours le meilleur équilibre.

Les écoutes :
Je commence mes écoutes avec un très vieux morceau de jazz « jazz at the paintshop»… Je retrouve, immédiatement, l’ambiance si particulière de ce live. On est dans une petite salle et cela saute aux oreilles. Les murmures et discussions des spectateurs sont bien présents, en arrière-plan, même lorsque l’orchestre entame son morceau. Puis joyeusement les musiciens lancent leur bœuf, le son va crescendo, certaines notes montent haut, avec beaucoup de rythme et d’accélération. L’Oberon 7 C offre un rendu très plein, avec beaucoup de corps et des aigus scintillants, mais jamais fatigants.

Afin d’écouter un morceau capté dans une salle plus importante, je lance Mavis Staples "Live in London", le morceau d’intro "Love And Trust". La profondeur est là aussi très bien rendue, et effectivement on entend, immédiatement, la différence avec le premier enregistrement, tant sur l’accord de guitare que sur les applaudissements du début de morceau. On se retrouve bien dans une très grande salle de spectacle. La voix de la chanteuse possède bien sa tessiture éraillée particulière, preuve de la capacité des enceintes Oberon 7C à restituer correctement les acoustiques liées aux différents enregistrements.

En passant à l'album "Lagrimas negras", notamment au morceau "Inolvidable" de Bebo Valdes & Cigala, le piano du Cubain Bebo Valdés prend immédiatement des envolées rythmiques puissantes. Il est vrai que l'enregistrement a été réalisé au plus près des artistes. La voix rocailleuse et sensuelle du chanteur Diego Ramón Jiménez Salazar suit ce rythme flamenco un peu particulier, qui monte crescendo. Une voix puissante, parfois criarde, pour ensuite se faire plus douce. Les Oberon 7C retranscrivent parfaitement les montées et les transitoires rapides, en ne gommant aucun détails de la contrebasse qui appuient le dialogue entre les deux artistes principaux. L'émotion et l'intensité de l'interprétation sont très bien rendues par les enceintes, qui nous plongent dans un pur moment de bonheur musical. C'est bien là le principal.

La première piste de l'album Hotel del Mar (Cafe Costes Version), ou encore Animal de Fakear permettent de se rendre compte que les Oberon 7C ont la capacité de jouer fort, sans restituer un son haché ou donner rapidement un mal de tête. Au contraire les enceintes prennent de l'ampleur et les basses restent bien tenues.

J'ai enchainé pas mal d'autres morceaux, qui ont confirmés mes premières impressions. Les Dali Oberon 7C sont des enceintes douces et mélodieuses, parfaitement dans la tradition de la marque. Et quel plaisir de ne pas chercher l'amplificateur qui se mariera le mieux, les câbles permettant de compenser un manque sur une partie du spectre ... L'Oberon 7C est un système équilibré qui permet de se débarrasser de ces anciennes habitudes pour se focaliser uniquement sur le plaisir musical. Quel bonheur !
Conclusion :
Au fur et à mesure des différents morceaux passés sur ce système, trois points ressortent rapidement. Les Dali Oberons 7 C sont des enceintes offrant de très belles basses, des aigus très soyeux, absolument jamais agressifs, et capables de restituer une scène sonore emprunte de justesse.
L’Oberon 7C peut être intégrée à des surfaces d’écoute de belle dimension. Leur possibilité d’évolution future au sein d’un système multicanal sans fil est un plus indéniable. D’autant qu’elles possèdent un énorme avantage sur un système passif, en terme de qualité audio. Et cela sans prendre en compte la facilité d’intégration d’un tel système.
Pour ceux qui désirent une tenue en puissance plus importante, des graves plus rapides ou encore un médium encore plus travaillé, il faudra se tourner vers les gammes Rubicon ou Callisto. Mais, le rapport qualité prix des Oberon 7C est vraiment excellent !!!
Dali signe avec cette Oberon 7C une magnifique enceinte sans fil, audiophile, qui représente un véritable virage dans le monde de la haute fidélité.
